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samedi 12 juillet 2014

Anita Blake, Tome 1 : Plaisirs Coupables - Laurell K. Hamilton




Chacun ses faiblesses. Il y a des gens qui fument. Moi, je collectionne les pingouins en peluche. Si on ne me dénonce pas, je ne dénoncerai personne non plus.










Le résumé:
Anita Blake a un boulot peu passionnant : réveiller les morts. Pas pour engendrer des armées de zombies, juste pour tirer au clair des histoires de testaments. Dans ce monde où vampires, goules, loups-garous se baladent librement dans la rue, où le troll des montagnes est une espèce protégée, rien de bien excitant. Heureusement, elle est aussi exécutrice officielle de vampires. Et elle fait ça vraiment bien. Avec cette série initiée en 1999, Hamilton peut être considérée comme pionnière de la bit-lit. Mais ne vous attendez pas à des romances sirupeuses et des scènes de pâmoison devant de ténébreux suceurs de sang. Car quand Anita parle, elle a la repartie et le cynisme bien pendus, quand Anita sort sa pétoire, elle n’amuse pas la galerie. Et comme elle le dit si bien : « Je ne sors pas avec les vampires. Je les tue. ». Une série parfois sombre, parfois torride, mais toujours remplie d’action.

Sortez le mercurochrome et les compresses : la nuit vient de tomber et Anita Blake commence à travailler. Une vraie hémorragie : quand elle ne déterre pas les morts pour en faire des zombies, la belle extermine (de sang-froid) le vampire et le loupgarou au Browning Hi-Power 9 mm. Et ce genre de job ne connaît pas la crise ! Entre polar fantastique et comédie à l’humour très noir, une série culte outre-Atlantique.

L'extrait :
Il me tendit la main.
Je secouai la tête, refusant de la prendre.
- C'est obligatoire, Anita. Sinon je ne te l'aurais pas demandé.
- Pourquoi faut-il que je vous prenne la main ?
- La police ne doit pas savoir que nous nous sommes vus cette nuit. Prends ma main et fais comme si tu étais transie d'amour pour ton vampire d'amant. Ça expliquera le sang sur ta chemise. Et ça indiquera aussi où nous allons, et pourquoi.
Son bras était toujours tendu. Il ne tremblait pas, comme s'il avait eu la capacité de me tendre éternellement la main.
Et peut-être le pouvait-il.
Je finis par obéir. Ses longs doigts se replièrent aussitôt sur les miens. Nous avançâmes, son pouls battant contre ma paume. Le rythme des pulsations s'accéléra pour s'accorder aux miennes …
- Vous vous êtes nourri, ce soir ? demandai-je d'un ton faussement détaché.
- Tu n'es pas capable d'en juger par toi-même ?
- Avec vous, je ne suis jamais sûre de rien.
Du coin de l'œil, je vis qu'il souriait.
- Tu me flattes.

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