menu 2

Mes dernières chroniques

mardi 23 août 2016

Chroniques des Arcanes Tome 2 : Le chevalier éternel de Kresley Cole

 
Éditeur : J'ai lu
Sortie : 20 août 2014
412 pages



 
22 adolescents incarnant les Arcanes du Tarot sont jetés dans les affres d'une bataille épique où le futur de l'humanité est en jeu.













22 adolescents incarnant les Arcanes du Tarot sont jetés dans les affres d'une bataille épique où le futur de l'humanité est en jeu.

Evie est enfin en pleine possession de ses pouvoirs et doit accepter le fait qu'il s'agit maintenant de tuer ou d'être tué.

Alors que des menaces surgissent de tous les côté, la jeune femme est obligée d'avoir confiance en la nouvelle alliance qu'elle a construite.
Elle doit non seulement combattre les autres Arcanes, mais également des zombies, des tempêtes post-apocalyptiques et des cannibales.

Mais la Mort n'est jamais bien loin de l'esprit d'Evie. Il semblerait qu'elle et lui partagent une histoire commune.
Une histoire dont elle ne peut se souvenir et que la Mort ne peut oublier.
                                 Source : livrementvotre.blogspot.fr  

 

 
  
 
Diplômée d'un master d'anglais, ancienne athlète et coach sportif, Kresley Cole s'est reconvertie dans l'écriture, Sa célèbre série de romance paranormale Les ombres de la nuit a été récompensée à deux reprises parle prestigieux RITA Award.


  
 
Cliquez sur la couverture 
pour lire les autres chroniques de la série. 


http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/01/chroniques-des-arcanes-tome-1-princesse.html
http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2014/07/chroniques-des-arcanes-tome-2-endless.html
http://lachroniquedespassions.blogspot.fr/2015/03/chroniques-des-arcanes-tome-3-dead-of.html


 
Un mot
Excellentissime
 
Je ne sais pas par où commencer cette chronique car tout est résumé avec ce mot. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été totalement conquise par une série. De mémoire : La confrérie de la Dague Noire, Les Chroniques de MacKayla Lane , Charley Davidson m'avait fait cet effet.
Il n'y a rien à jeter pas de points forts, pas de points faibles...j'ai totalement adhéré. Il n'y rien à jeter. C'est aussi bon que le premier opus. Sauf que j'ai été encore frustré par la fin qui est juste ARGHHH !!!
Honnêtement je suis surprise car même si j'appréciais Kresley Cole auparavant, je trouve que cette série est un cran au-dessus des Ombres de la nuit (déjà très bonne).
Dans ma première chronique (ici), j'avais détaillé tout ce qui m'avait plu dans les aventures d'Evie. Tous les ingrédients sont les mêmes sauf que tout se densifie, se complexifie. L'écriture rend le récit encore plus addictif. Les personnages...
LE S PERSONNAGES !!!!. Je ne dirai qu'un nom : Jackson Devreaux. Il me fait le même effet que Reyes Farrow ou Jericho Barrons...c'est à dire qu'il m'en fait perdre mon latin. Et là, je repousse un autre ARGHHH !!!

La trame narrative est PARFAITE. Tous les secrets sont distillés au compte goutte, ne nous permettant pas de lâcher le livre. Une drogue.
Je cous conseille vivement de vous laisser tenter par cette série. Quant à moi, j'attends avec beaucoup d'impatience l'annonce de la sortie VF du troisième tome de cette série sortie en janvier 2015 aux États-Unis .
Ce livre n'est pas à lire...
Il est à dévorer !





 



— Ne... ne me fais plus jamais de mal. Si je t'embrasse, et qu'ensuite tu es dégoûté...
Il eut un rire grave et colla ses hanches contre les miennes.
— Est-ce que j'ai l'air d'être dégoûté ?
Je hoquetai.
— Jackson !
— Tu sens le chèvrefeuille. Il te plaît le vieux Jack, là ?
— Tu m'as toujours plu. Même quand tu essayais de me repousser avec tout le pouvoir du catholicisme.
— Je peux rien faire contre mon éducation - tout ce qui est surnaturel est censé être soit un miracle, soit le fruit du démon.
Je levai les yeux au ciel.
— Et tu essaies toujours de décider ce que je suis ?
— Non. J'essaie de décider si je suis toujours catholique.
Il m'adressa ce sourire qui me coupait le souffle.
Ses lèvres sublimes. Je les voulais contre les miennes. Juste avant de m'embrasser, il dit :
— T'es peut-être différente de ce que je pensais, mais je vais te protéger quand même. Je vais essayer d'accepter tout ça. Mais tu dois m'accepter aussi.
— T'accepter, toi ? De quoi tu parles ?
— Je suis un mec du bayou, de dix-neuf ans. J'ai un penchant pour l'alcool. Je vais dire des trucs stupides. T'avise pas de te vexer pour un oui ou pour un non.
Je posai la paume de ma main sur sa joue.
— Et toi, si tu restes avec nous, il n'y a pas que tes sentiments qui risquent d'être blessés. Et ce sera ma faute parce que je ne veux pas être séparée de toi. Tu voulais que je te laisse partir.
— C'était avant que je comprenne quelque chose cette semaine. J'allais pas avoir une longue vie, même avant l'apocalypse. Avant les Épouvantails, les cannibales et la peste. Maintenant, j'imagine que je vais passer le temps qu'il me reste à faire ce que je veux.
— Et qu'est-ce que tu veux ?
Son sourire s'élargit.
— C'est toi que je veux, et c'est toi que j'aimerais me faire.

Il se pencha et m'embrassa.
Au même instant, la pluie se mit enfin à tomber franchement, martelant le toit de la cabane. Je n'avais pas entendu ce bruit depuis la nuit où j'étais allée chez Jack dans le bayou.
Il s'écarta.
— Seigneur, t'as les lèvres douces. Douces comme du miel.
Il retira son tee-shirt, révélant la peau mouillée de son torse et le chapelet autour de son cou. Ça m'avait manqué de le voir comme ça.
Je caressai la cicatrice sur son bras. Comme j'aimais cette marque... S'il n'était pas parti faire soigner cette blessure la nuit du Flash, il serait mort en même temps que la majorité de la population.
Il posa les mains sur mes fesses et les serra.
— T'es à moi, Evie. Tout entière. (Il se pencha et m'embrassa de nouveau. Entre deux baisers, il dit :) Je te l'ai déjà dit une fois et je te le répète : il ne peut rien t'arriver qu'on ne pourra surmonter. Mais laisse-moi une chance. Promets-moi.
— Jack...
— Promets-moi. Tu ne me quitteras plus.
— Je te le promets. (Le regard rivé sur ses lèvres, j'ajoutai :) Tu reviendras toujours me chercher ?
— Je te poursuivrai comme un chien de chasse, murmura-t-il d'un ton légèrement ivre.
Je ris. Comment pouvais-je éprouver une telle joie dans notre situation ?
— Je suis soulagée de ne plus avoir à le cacher. Alors plus de secrets... pour aucun de nous deux. (Oh, là, mais... venait-il de détourner brièvement les yeux ?) Tu veux me dire quelque chose ?
— Non. Rien.
— Est-ce que... est-ce que tu me mens ? Jack, il n'y a rien de plus important que la confiance, là, tout de suite. Si l'on considère ce jeu, ce monde tout entier, on doit pouvoir compter l'un sur l'autre.
— Je ne mens pas. Tu peux me faire confiance, Evie, dit-il plus fermement. J'ai aucun secret, peekôn. Sauf à quel point j'ai envie de toi.
Soulagée, je secouai brièvement la tête.
— Je te crois.
— Bien.
Il me souleva et me serra contre lui en se dirigeant vers le lit.
— Cette nuit-là, au bord de la piscine, tu m'aurais laissé continuer si j'y avais été plus doucement. C'est ce que je vais faire maintenant. Je vais être doux et tendre.
— Non, on ne peut pas faire ça. Et si je te blesse avec mes pouvoirs ?
— Quelle belle manière de partir, ma belle.
— Je suis sérieuse.
— Moi aussi. (Il s'approcha du lit en me déposant de petits baisers qui me faisaient perdre la tête.) Tu m'aimes trop pour me blesser.
Je ne pris pas la peine de le nier.
— Maintenant, tais-toi. On est meilleurs quand on parle pas.
Je penchai la tête en levant les sourcils. Parce qu'il marquait un point. Je l'embrassai. Notre baiser s'enflamma, nos langues se mêlèrent. J'avais déjà entendu la phrase « s'enivrer de ses lèvres » mais là, j'étais littéralement enivrée par la gnôle qu'il avait sur les lèvres.
Il y avait le french kiss, et il y avait le cajun french kiss. Plus intense, plus sauvage.
Voilà ce qui se passait avec Jackson. On échappait à tout contrôle. C'était probablement aussi destructeur qu'un brasier. Et je m'en fichais.
Il s'écarta et me jeta sur le lit...
La couverture se déroba sous moi ; je chutai dans une fosse en battant des bras. Je me rattrapai du bout des doigts à la dernière seconde.
Jack plongea sur moi. Il m'agrippa les poignets juste avant que je lâche.
— Bon sang ! Je te tiens !
Je l'entendais à peine. Une corne de brume assourdissante retentit depuis le toit de la cabane. Un signal pour... ce piège ?
Jack me fit remonter dans la pièce et je regardai le trou béant. Des mèches de fer rouillées jaillissaient du sol au moins trois mètres plus bas. Il me tira contre lui et posa sa main sur ma nuque en un geste protecteur.
Il n'y avait jamais eu de matelas ; quelqu'un avait disposé une fine couche de mousse en travers du lit et camouflé le tout avec une couverture et des oreillers par-dessus.








La porte s'ouvrit à la volée. Jackson se tenait sur le seuil, dégoulinant de pluie.
Je fus si surprise par l'intensité de son regard qu'il me fallut une seconde avant de bredouiller :
— Dehors ! Tout de suite !
Mais, comme s'il ne m'avait pas entendue, il entra et referma la porte derrière lui, puis jeta son sac et son arbalète sur la table. Il secoua ses cheveux comme un animal, et des gouttes de pluie froide tombèrent sur mon visage et mes bras. Des mèches noires retombaient devant son magnifique visage.
— Qu'est-ce que tu fous, bon sang ?
Il retira sa veste et l'accrocha sur une chaise bancale pour la faire sécher devant le feu.
— On va parler.
Il tira une autre chaise et s'y laissa tomber, tout en parcourant lentement mon corps des yeux.
— Sors d'ici immédiatement !
— Ma présence te gêne ? Vas-y, je t'en prie, lève-toi et sors.
Je jetai un bref coup d'œil à mes vêtements. J'avais préparé une tenue propre - un jean, un pull et des sous-vêtements presque assortis. Malheureusement, ils étaient à deux bons mètres de moi. Je lui jetai un regard sinistre et resserrai mes bras autour de ma poitrine.
— Qu'est-ce que tu veux me dire qui ne peut pas attendre ? Tu n'as pas prononcé plus de quelques mots depuis des jours. Et pile quand je profite de mon premier bain chaud depuis une éternité, tu es d'humeur à papoter ?
— Au moins, comme ça, je sais que t'iras nulle part. Et on a un tas de choses à se dire, toi et moi. (Du haut de toute son arrogance, il ajouta :) Tu es amoureuse de moi.
Reste calme, Evie, ne dis rien.
— Ahhh, je vois. T'as trouvé du crack dans les bois, c'est ça ?
Ma réplique ne parut pas l'offenser ; en fait, il sembla même encouragé.
— Nan, juste un peu de ça.
Il sortit de son sac un bocal à conserves rempli d'un liquide clair. Il avait trouvé de la gnôle artisanale ?
— T'as vraiment le flair d'un limier quand il s'agit d'alcool.
Il but une gorgée et me reluqua de haut en bas avec un sourire d'ivrogne.
— Hum, hum, HUM, Evie.
Je m'enfonçai un peu plus dans la baignoire. Est-ce que les bulles se dissolvaient ?
— Pourquoi tu n'irais pas boire ça ailleurs ?
— J'ai pas mal réfléchi, et j'ai compris des trucs, mais j'ai encore des questions.
Je n'avais cessé de me demander quand - et si - ce moment arriverait. Mais jamais je n'aurais pensé que ce serait pendant mon bain.
— Ça ne peut pas attendre ?
— On sortira pas d'ici tant qu'on aura pas réglé quelque chose. (Il secoua violemment la tête, comme pour se décider à parler - et pour empêcher son regard de dériver de nouveau.) Comme on aurait dû le faire chez Finn avant que tu voles ce camion pour t'enfuir loin de moi.
— Et tu sais pourquoi.
— Ouais. Tu croyais que Selena et moi on fricotait ensemble, et t'as pas supporté.
— Tu ne vas pas me faire culpabiliser à propos de ça. Je croyais ce que je voyais ! Et tu venais juste de me hurler que tu en avais « fini avec moi ! » Je t'ai pris au mot !
— J'étais bourré, et j'avais les boules que tu me fasses pas assez confiance pour me dire ce qui t'arrivait. J'ai toujours les boules d'ailleurs.
— Et t'es toujours bourré, aussi.
Il ne nia pas.
— Quoi qu'il en soit, te voir avec Selena...
— C'était pas moi !
— ... ce n'était pas la seule raison pour laquelle je suis partie.
— Je connais l'autre raison. Le couillon m'a dit que t'avais peur de m'empoisonner ou que la Mort me tue à cause de toi, ou un truc comme ça.
Il balaya ces arguments d'un revers de la main.
— Matthew t'a dit ça ?
Il ignora ma question et reprit :
— Ce qui prouve que j'ai raison. Tu veux pas qu'il m'arrive quoi que ce soit. Parce que tu m'as dans la peau, peekôn.
Mon visage s'empourpra, la vérité était mise à nu.
— T'es encore plus accro que t'as bien voulu me le faire croire cette nuit-là, chez Finn. Tu te souviens de notre petite discussion ?
— Bien sûr que je m'en souviens. Je ne m'envoyais pas des litres de whisky comme un marin échoué sur une île déserte, moi. (Jackson avait parlé de commencer une vie avec moi - à une condition.) Tu m'as demandé de laisser tomber ma quête pour retrouver ma grand-mère. Quand je t'ai répondu que je ne pouvais pas, tu as rompu avec moi.
— J'ai pas rompu avec toi, non. J'ai juste fermé ma gueule parce que j'étais frustré. Jamais rencontré de fille aussi frustrante que toi.
Comme c'était étrange d'avoir cette conversation alors que j'avais pour seuls vêtements des sels de bains en dissolution !
— J'ai étudié mes options. (Il leva un index.) Ignorer tous mes instincts de survie et me coltiner des gamins qui sont tous prêts à s'entre-tuer. Et des gamins vraiment tarés, qui plus est. (Il leva un deuxième doigt.) Ou partir et rejoindre l'Armée du Sud-Est pour obtenir ma vengeance.
Jack et Clotile, sa sœur adoptive, avaient fait partie de cette armée. Un seul des deux en était sorti vivant.
— Et qu'as-tu décidé ?
— J'suis toujours là, non 

?






— Il faut que tu sortes. (Mes glyphes étaient si éclatants qu'ils éclairaient la pièce plus brillamment que le feu.) Je veux m'habiller.
— Te gêne pas pour moi. Je te laisserai pas tant que tu m'auras pas avoué ce que tu ressens.
— Tu vas me faire chanter ?
Maintenant, c'était une question de principe. Il avait dépassé les bornes en écoutant cette cassette, et en plus, il s'attendait à ce que je lui donne une récompense ?
— Tu peux toujours sortir de ton bain.
Il posa ses bottes sur la table et se balança en arrière sur les deux pieds de sa chaise. Il croisa ses mains derrière sa tête avec un sourire insolent.
Il était d une telle arrogance que je voulais - non, que j'avais besoin - d'effacer ce sourire de son visage. J'avais atteint mes limites. Je pouvais mourir le lendemain, je refusais de passer ma dernière nuit sur terre à me faire manipuler par un soûlard de Cajun.
En plus, je n'étais pas si timide. Au lycée, je portais mon minuscule uniforme de pom-pom girl devant des hordes d'adolescents qui avaient la bave aux lèvres, et ma meilleure amie Melissa me voyait tout le temps en culotte.
— Très bien.
Je me tortillai dans la baignoire pour me lever en lui tournant le dos, sortis de l'eau, puis me dirigeai vers mes vêtements...
Boum ! Il était tombé de sa chaise ?
Réprimant un sourire, je me séchai à la hâte avec mon tee-shirt sale, puis enfilai ma culotte.
— E... Evie ?
Il parlait d'une voix étranglée.
Je laissai certainement apparaître un côté de sein en tendant la main vers mon soutien-gorge, mais je m'en fichai. Après avoir fermé l'agrafe, je risquai un coup d'œil pardessus mon épaule.
Jackson était agenouillé à côté de la chaise renversée, les lèvres entrouvertes, le souffle court. Il avait les joues rouges et les muscles tendus - un peu comme s'il allait se jeter sur moi.
— Tu... tu es sortie ?
Il passa une main tremblante sur sa bouche, avec un regard avide.
— J'aurais jamais cru que tu te lèverais, ma chérie.
Je m'emparai de mon jean avec un haussement d'épaules.
— Il ne faut pas jouer avec le feu si tu as peur de te brûler.
Il déglutit bruyamment.
— Crois-moi, ma chérie, je meurs d'envie de me brûler à ce feu-là.
Puis il se remit sur pied et s'approcha de moi, ses lourdes bottes martelant le plancher en bois. Mon anticipation grandissait à chacun de ses pas. Il allait m'embrasser de nouveau, et cette seule idée me remplissait d'énergie.
Non, non, non ! Ce n'était pas bien. Je n'allais pas céder à ses avances uniquement parce qu'il était soûl et excité.
Mais il me fit pivoter avant que j'aie pu enfiler mes vêtements et passa son bras dans le bas de mon dos.
— Tu bouges ce joli petit cul dans la mauvaise direction, bébé. Tu aurais dû venir me voir quand tu étais toute nue et toute mouillée.